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Un exemple d'antibiogramme d'un mélange

À l'occasion d'un formation de techniciens supérieurs à Bangui, en république centrafricaine, nous avons pu observer un antibiogramme réalisé sur un mélange provenant d'un isolement de selles sur Hektoen.
Une galerie api20E réalisée sur ce qui devait être une colonie donne les résultats suivants :

L'analyse montre clairement la présence d'un Proteus mirabilis probable mais avec des caractères anormaux, utilisation de nombreux glucides, ONPG, production d'Indole… Le soupçon s'installe : un Escherichia coli a du se glisser aux côtés du Proteus !

Un antibiogramme a été réalisé en même temps.
En voici l'image :

L'antibiogramme montre clairement deux bactéries (les densités sont différentes) avec une souche

  • résistante au SXT (triméthoprime)
  • résistant mieux au mélange AMC (augmentin® acide clavulanique + amoxicilline)
  • très sensible à lPM (imipénème)
  • avec une image curieuse entre PB et CIP qu'il faudrait analyser…

Bonne lecture !

 

Un ensemble de textes important a été rassemblé.

Il comprend de nombreux articles de journaux intéressants dans le cadre de l'enseignement de la biologie et particulièrement des biotechnologies.

Des droits d'auteur sont inévitablement liés à ces articles : leur diffusion sans contrainte n'est pas possible. Une utilisation pédagogique est possible, les droits pouvant être payés par l'éducation nationale si l'usage des textes est fait en classe.

Si ces textes vous intéressent, me mettre un Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. indiquant votre nom-prénom et votre lieu d'exercice.
Je vous enverrai un lien pour le téléchargement (50 à 60 Mo).

Merci

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Des vertus de la Bardane…


 

On peut lire, dans un journal "féminin" bien connu (Prima), une page sur les vertus de la bardane.
Voici un petit commentaire…

On comprendra que les interrogations mentionnées sur l'image montre le scepticisme de l'auteur vis-à-vis des affirmations du journal, et du scientifique qui a du donner les éléments du texte rédigé par une journaliste.

Cela n'empêche nullement d'estimer très important de réaliser la recherche de molécules naturelles pouvant avoir un effet pharmacologique. Il est de nombreux exemples de molécules ayant un effet prouvé sur des maladies (quinine pour le paludisme (et le Schweppes…), le taxol issu de l'If comme anticancéreux, de nombreux antibiotiques antibactériens issus de bactéries ou de champignons…). Rien n'exclut qu'un anticancéreux soit un jour extrait de la badiane. On peut toutefois douter de son efficacité en simples tisanes.

Mais la manipulation des lecteurs est là si manifeste qu'elle en devient scandaleuse dans la mesure où le lecteur peut se laisser prendre aux affirmations cautionnées par un scientifique probablement lui aussi manipulé. Il me semble clair que la phytothérapie, ainsi décrite dans la presse, est du domaine du placebo. Il n'est pas très normal de voir annoncer, sans le début d'une preuve, une action contre des maladies. La seule mention de "pharmacopée traditionnelle" ou de "utilisé en médecine chinoise" … ne peut remplacer une vraie étude scientifique.

Cela n'empêche nullement le consommateur d'apprécier les arômes d'une tisane et d'apprécier des effets probablement imaginaires, genre "je bois du tilleul le soir car ça me calme et facilite mon sommeil". Il ne faudra toutefois pas s'étonner de devoir ensuite se lever pour uriner !!!

 


Quelques images de copies étonnantes !


 À la question "Qu'est-ce que VCAT (mélange utilisé pour sélectionner les Neisseria pathogènes en gélose Chocolat supplémentée)

Deux questions :

  • qu'est ce qu'un cycle monoxème ?

  • qu'est ce qu'un sérodiagnostic ?

 

 Dessiner Trichomonas vaginalis…

 

Quels sont les trois groupes de protozoaires parasites de l'homme ?

 Quels sont les principaux moyens de prévention des IST (Infections sexuellement transmissibles)

 

 

 

 Amusant !!!

L'intestin deuxième cerveau

Un livre, un film sur arte (https://www.arte.tv/fr/videos/048696-000-A/le-ventre-notre-deuxieme-cerveau/)

J'ai déjà fait un long commentaire sur le livre, succès énorme d'édition… Résumons le par un tissu d'incohérences que j'ai longuement (et non exhaustivement) relevées, montrant une grande incompétence de l'auteure, en particulier en biochimie.

Le film vu sur ARTE présente des séquences intéressantes mais bien d'autres très contestables et, à mon sens, peu scientifiques. Notons par exemple une présentation en image du cerveau d'une part, du système nerveux intestinal d'autre part, sans la moelle épinière ni les nerfs reliant les deux organes…

Ces observations me conduisent à quelques observations…

  • CERVEAU : qu'entend-on par ce vocable ? En effet, dire deuxième cerveau laisse sous-entendre que le deuxième a une structure comparable (en évitant l'analogie visuelle des circonvolutions comparées aux intestins). Or, le "système nerveux" intestinal est parfaitement diffus et n'est défini que par la présence de neurones. Doit-on parler de cerveau à partir du moment où il y a des amas de neurones ?
    Cette confusion me semble montrer clairement une grave confusion scientifique et de vocabulaire : un terme doit être défini (autant que possible…) et, en l’occurrence l'est clairement pour le premier cerveau.

  • RÔLE DU DEUXIÈME CERVEAU : il n'est pas clairement précisé dans les documents lus. Il "aide à la digestion"… Autrement dit, quel est le rôle de ce système ? Il semble n'être là que pour harmoniser le fonctionnement des intestins : régulation du péristaltisme ? En tout cas, il ne semble pas contenir de conscience…

  • RELATIONS INTESTINS-CERVEAU :
    • le fonctionnement de l'intestin met en jeu des hormones locales ou des médiateurs locaux (sérotonine…) qui passent par le sang. Ils peuvent évidemment avoir une action sur tous les organes irrigués et donc sur le cerveau.
    • les produits de la digestion passent dans le sang : ces molécules peuvent aussi avoir une action générale. L'accumulation de gaz est bien ressentie par l'individu et peut le gêner…
    • les intestins sont innervés, en particulier par le nerf pneumogastrique (X) : le cerveau et l'intestin ont donc des relations fonctionnelles
  • MICROBIOTE : mélanger effets du microbiote et deuxième cerveau est tout à fait contestable. Que le microbiote puisse avoir des effets sur la digestion (par exemple l'hydrolyse de la cellulose) est connu depuis des lustres. Que les métabolites produits par le microbiote, souvent absorbés par l'individu, est évident, y compris parfois pour des toxines. Mais où interviennent les neurones intestinaux ?
    Par contre le système immunitaire intestinal, très important en volume, peut avoir une influence sur les paramètres sanguins par les métabolites qu'il peut produire en réaction avec le microbiote, et donc une influence sur le cerveau. N'oublions pas que l'activation par les antigènes microbiens est fondamentale pour le système immunitaire.

Il me semble donc qu'il faut arrêter de propager des "fake news". Le simple terme "deuxième cerveau" est d'une grande absurdité ! Une pensée de matières fécales pourrait-on dire !!! Il n'est pas, pour autant, question de nier les effets de l'intestin sur le cerveau (par les métabolites primaires du microbiote, par des métabolites de l’intestin, par une action des neurones intestinaux…), ni les effets du cerveau sur l'intestin. Il faudrait simplement garder la tête froide et préciser ces effets sans polémique mais avec des preuves scientifiques.

À vos Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.