techmicrobio.eu
site destiné aux STL-Biotechnologies et aux BTS/DUT biologiques

Recherche

Text Size

Nous avons 25 invités et aucun membre en ligne

introduction

Quelle méthode pour l'antibiogramme ?

Problèmes posés par l'inondation :

J'ai observé, lors de la confection de l'antibiogramme, un problème majeur : des goutellettes de suspension versée sur la boîte "volent" vers l'extérieur et contaminent donc la paillasse ou les mains du manipulateur. De plus, ces goutellettes étaient très fines et pratiquement invisibles : un oeil de myope s'avèrait là très utile !

Une solution, l'écouvillonnage :

Or, il est tout à fait possible d'utiliser une autre technique que l'inondation : il s'agit de réaliser la culture en nappe à l'aide d'un écouvillon. Ce mode n'est pas nouveau mais semble très peu pratiqué, tant dans les établissements scolaires que dans les laboratoires hospitaliers.
Pourtant elle est de réalisation simple et efficace, évite tout problème de séchage de la boîte et donne des résultats tout à fait satisfaisants. Pour des bacilles Gram -, j'ai utilisé le protocole suivant :

  •  
    • une pointe de pipette Pasteur prélève une petite parcelle de colonie
    • report dans 5 mL d'eau stérile
    • trempage de l'écouvillon
    • ensemencement de la boîte par stries très serées en tournant la boîte de façon à ensemencer toute la surface correctement.

La sécurité microbiologique est ainsi assurée puisqu'aucune goutellette ne se forme. La vitesse de manipulation est plus grande. On peut réaliser l'antibiogramme au dernier moment (pas de séchage). Le coût est similaire : une pipette contre un écouvillon.

Qu'en pensez-vous ?

Voici un exemple de résultat obtenu pour une bactérie urinaire malencontreusement contaminée par un Enterococcus. On remarquera l'évidence du contaminant malgré les défauts de la numérisation de l'image.

Que dit la SFM ?

En France, c'est la Societé française ed microbiologie qui normalise l'antibiogramme. Chaque année, un communiqué est publié.
La dernière version du Comité de l'Antibiogramme de la SFM préconise soit l'inondation, soit l'écouvillonnage. Il semble, à la lecture, que la façon d'insister sur la sécurité montre une prise de conscience des problèmes que pose l'inondation en pratique courante de laboratoire.


Ces pages ont été écrites, pour l'instant, par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. qui souhaite que vous lui transmettiez vos critiques pour qu'elles deviennent une oeuvre collective. Merci.


 

Je vous propose un schéma pour la catégorisation des milieux de culture…
Il a pour but de bien montrer l'importance des peptones dans l'apport de molécules métabolites essentiels qui peuvent être, pour les bactéries ne les fabriquant pas, des facteurs de croissance.

 

 

milieux

 

À vos Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

D'ailleurs, je suis en train de mettre à jour le "Dictionnaire des techniques" du CRDP d'Aquitaine.
Toutes les Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. que vous pourrez faire seront les bienvenues pour essayer d'améliorer le document. Merci d'avance.

 


une nouvelle feuille excel ajoutée : comparaison théorique de la croissance de deux souches (Informatique>tableur…)
une nouvelle version corrigée de l'étalonnage des pipettes à piston est disponible dans  (Informatique>tableur…)

une nouvelle partie : documentation technique de microbiologie sur la base de l'ouvrage du CRDP d'Aquitaine avec mise à jour (voir le dernier menu)


À propos de peptones…


Outre l'oubli des facteurs de croissance dans les peptones… si fréquent dans les corrigés de certains examens, et celui des acides aminés dans les peptones de levure (extraits de levure), on rencontre parfois l'idée que les acides aminés ne peuvent pas être fermentés. Pourtant, la lecture d'un Hugh et Leifson ensemencé avec une Entérobactérie (qui fermente le glucose en anaérobiose), montre clairement une culture en anaérobiose, culture qui ne peut se faire qu'aux dépens des peptones…

 

Démonstration :

Autre amusement : le diamètre d'un coque


Un coque ça fait 1 µm…

Encore faut-il le mesurer !! Difficile de faire autrement. Et bien voici une solution : prenez votre double décimètre et mesurez la taille d'un Micrococcus sur cette photo au Gram.
Le diamètre du champ est de 160 µm.

 

 

Réponse au prochain numéro.

 

Résistance hétérogène de Serratia ?

L'image ci-dessous montre de curieux phénomènes autour de AM ou AMC : de petites colonies figurent dans la zone d'inhibition. On pourrait penser à une résistance hétérogène : dans le clone existerait des individus résistants à A.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

 

Merci