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Cosmétique bio ? Bio or not ???

Une étiquette attire mon attention :

Le produit est donc un "savon-schampoing" en l’occurrence de marque Leclerc.

Un label Ecocert

Charte cosmétique bio…

Deux mentions amusantes :

  • 99 % du total des ingrédients sont d'origine naturelle.
  • 20 % du total des ingrédients sont issus de l'Agriculture biologique.

Commentaires :

  • "99 % du total des ingrédients sont d'origine naturelle" : Qu'est ce que cela veut dire ? Le pétrole est naturel, mais les produits issus du pétrole le sont-ils ? Naturel veut-il dire bon ?
  • Quand on regarde la composition on remarque que certains produits sont manifestement industriels :
    • ammonium lauryl sulfate : détergent artificiel que certains baptisent savon… Bien sûr on peut imaginer que l'ammonium est naturel, l'acide gras extrait d'un produit naturel et le sulfate naturel…
    • coamidopropyl bétaïne…
    • laurylglucoside…
    • benzoïc acid…
    • sodium hydroxyde…
    • plus difficile de savoir pour le glycérol, le NaCl, l'acide citrique, le coconut acid, l'aloe acid
    • quant à l'eau !!!
  • deux produits sont dits issus de l'agriculture biologique : deux parfums (voir l'étiquettes avec **).
  • Comment alors interpréter :
    • 20 % du total des ingrédients sont issus de l'Agriculture biologique !!! Difficile de penser que l'on met dans le produit 20 % de parfum !
    • 99 % du total des ingrédients sont d'origine naturelle !!! Surtout si l'on compte l'eau !!!

Vouloir faire des cosmétiques bio s'avère, me semble-t-il, une belle anarque. COMMENT PEUT-ON PRÉTENDRE APPELER BIO UN PRODUIT DONT LES INGRÉDIENTS MAJEURS SONT ARTIFICIELS ? OU COMMENT BERNER LE CONSOMMATEUR ou la CONSOMMATRICE…
Pourquoi ne pas utiliser du vrai savon… même si c'est un produit industriel !!! En tout cas plus rentable pour le consommateur !

 

Introduction au Droit


Ce texte, par un non spécialiste du domaine, n'est destiné qu'à apporter quelques informations (contestables) pour des étudiants de biotechnologies curieux ou pour de futurs professeurs du domaine. Il contient sûrement de grosses bétises !!! Veuillez bien m'en pardonner.


 

Qu’est ce que le Droit ?

Le Droit est un domaine particulièrement complexe.

D'après wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Droit

Le droit (du latin directum) est un ensemble de règles régissant la vie en société dont le non respect est sanctionné par la puissance publique, c'est-à-dire l'ensemble des moyens dont dispose l'État pour maintenir ou rétablir l'ordre public, par le biais de la force publique, de la justice et de ses composantes.

Le mot droit est un polysème. Il faut en effet distinguer :

  • la science juridique, qui est l'objet de ce portail : elle étudie les règles de droit prises dans leur ensemble, ou dans une de ses branches seulement ;
  • le droit objectif, qui est un ensemble des règles de droit destinées à organiser, dans une société donnée, les rapports entre les hommes, et sanctionnables par l'autorité publique;
  • les droits subjectifs, qui rassemblent les prérogatives reconnues à un individu, ou à un groupe d’individus, leur permettant de jouir d'une chose ou d'exiger d'autrui une prestation.

Sa Nature

Le droit fixe un certain nombre de règles permettant l’organisation de la société mais :

  • il évolue avec le temps,
  • il dépend de la société et donc de son histoire,
  • il est interprété par des hommes (« Les h(H)ommes naissent et demeurent libres et égaux en droit… »)
  • il est parfois mis en veilleuse en cas de problèmes majeurs (grèves, guerres, état d'urgence…)

Le Sens

Le mot DROIT recouvre deux sens différents :

  • le droit dit OBJECTIF qui désigne les règles générales s’appliquant dans un État.
  • le droit dit SUBJECTIF qui désigne les prérogatives dont une personne peut se prévaloir, incluant les obligations de cette personne. Bien entendu, le droit subjectif dépend du droit objectif. Il en est l’expression. (right contre law in english)

Le droit de propriété est fixé par la loi (objectif).

Je fais valoir mes droits de propriétés (subjectif).

Sources du droit

Les sources du DROIT sont multiples :

  • les textes rédigés par l’État,
  • des textes supranationaux : textes européens, textes internationaux, traités… directement ou par transposition en droit national.
  • la coutume… (pensons au « contraire aux bonnes mœurs, comme un bon père de famille… »)
  • la religion : Beaucoup de principes d'origine religieuse imprègnent le droit. Dans le cas du droit islamique, qui, dans certains états, est la règle, il s'inspire d'une itnerprétation du Coran.

Droit et justice

Le droit est lié à la Justice. En effet, une règle doit être respectée et toute transgression est sanctionnée. La justice applique donc le droit aux personnes accusées de transgression du droit et les sanctionne selon les règles prévues par le droit : l'adultère n'est plus sanctionné dans certains états alors que dans d'autres la femme adultère peut être lapidée…

Droit et éthique/morale

Le droit est lié à la morale ou l'éthique.

Il est particulièrement difficile de distinguer morale et éthique : on peut considérer que la morale est un ensemble de règles appartenant à un groupe (morale chrétienne par exemple) alors que l'éthique peut représenter l'ensemble des règles de conduit qu'un individu accepte, règles pouvant être collectives…

Ex :

  • l’obligation alimentaire entre proches parents est un devoir moral/éthique de charité
  • l’obligation de réparation de dommages que l’on a causé est un devoir moral/éthique de justice

Ces règles de conduite sont éventuellement intégrées dans le Droit !

Différents types de droits

Le droit s’applique à toute l’organisation de la société et donc se subdivise selon les lieux d’application :

  • droit du travail
  • droit constitutionnel
  • droit commercial
  • droit administratif
  • droit privé…

Qui produit le droit (en France) ?

On distingue depuis bien longtemps TROIS pouvoirs, auquel peut s’ajouter le pouvoir des médias :

  • Législatif : il fait les lois
  • Exécutif : il veille à son application
  • Judiciaire : il règle les conflits liés au droit

La règle devrait être l’indépendance de ces trois pouvoirs.

Le pouvoir législatif

Il est exercé par le PARLEMENT qui comprend, en France, l’Assemblée nationale et le Sénat.

Le parlement :

  • vote les lois,
  • contrôle l’exécutif par le vote de la loi de finances,
  • contrôle l’exécutif par la possibilité de renverser le gouvernement (pour l’AN)

D'autres organismes interviennent comme le conseil constitutionnel qui vérifie la conformité des lois et le la loi constitutionnelle.

Le pouvoir exécutif

Il repose sur le Président de la République qui nomme le Gouvernement ou du moins le Premier ministre, chef du gouvernement, lui-même constitué des Ministres et Secrétaires d’État.

Le gouvernement assure l’exécution des lois. Il les précise par des textes : décrets, arrêtés, circulaires.

Un certain nombre d’ « autorités administratives indépendantes (AAI) » complètent le dispositif. Exemples : CNIL, Conseil de la concurrence, ANSES…

Le pouvoir judiciaire

Il contrôle et sanctionne en fonction du droit.

Il contribue à préciser les textes par la jurisprudence.

Les pouvoirs supranationaux : cas du droit européen

En vertu des traités existants, une grande partie du droit français (70 à 80%) est produit au niveau européen.

Les différents textes

Textes d’origine européenne :

DIRECTIVE EUROPÉENNE :

Une directive est un acte normatif pris par les institutions de l'Union Européenne. Avec les règlements et les recommandations, les directives communautaires font partie du droit dérivé de l'Union européenne. À la différence d'un règlement communautaire qui s'applique totalement et directement, une directive donne des objectifs à atteindre par les pays membres, avec un délai. Ce délai permet aux gouvernements nationaux de s'adapter à la nouvelle règlementation.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Directive_de_l%27Union_europ%C3%A9enne

RÈGLEMENT EUROPÉEN :

Dans le droit de l'Union européenne, un règlement est obligatoire dans tous ses éléments dès sa publication. Il ne peut donc s'appliquer de manière incomplète ou sélective. Il est directement applicable sans aucune mesure de transcription nationale, contrairement à la directive qui est un objectif de l'Union à transposer dans le droit national sous un délai déterminé. Il s'applique de manière simultanée et uniforme à l'ensemble des États membres de l'Union.On dit qu'il est d'application immédiate. Le règlement a une portée générale, il est publié au Journal officiel de l'Union Européenne.

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8glement_de_l%27Union_europ%C3%A9enne

Textes d’origine française :

La hiérarchie des textes montre leur dépendance : ils sont liés hiérarchiquement. Un décret est pris en application d’une loi etc…

LOI

Elle est votée par le parlement sur proposition du parlement ou du gouvernement.

C’est un texte GÉNÉRAL qui fixe donc un cadre.

DÉCRETS

Ils sont pris, par le gouvernement, en application de la LOI votée : ils précisent les conditions d’application de la loi dans les différents domaines.

ARRÊTÉS

Ils sont pris, par le gouvernement ou les ministères : ils précisent les conditions d’application de des décrets.

CIRCULAIRES

Dans un ministère donné, et pour ses administrations, une circulaire précise comment appliquer les textes, et avant tout les arrêtés.

Hiérarchie des textes

 

Schématisation : dangers…


 

Voici un schéma trouvé il y a quelques années dans une salle des professeurs.
Observez attentivement la "membrane" nucléaire.
 
Vous pouvez voir que la "membrane nucléaire" est représentée exactement comme la membrane plasmique. 
Or, comme vous le savez, l'enveloppe nucléaire est constituée de sacs aplatis comme le réticulum dont elle dérive.
D'où l'importance des mots : enveloppe convient mieux que membrane… et dit clairement que ces deux structures sont différentes. Un peu comme paroi cellulosique plutôt que membrane cellulosique.
Il faut donc prendre garde aux schémas pour ne pas les faire (trop) faux.

Quand un être vivant a besoin d’un réducteur plus puissant que le réducteur de base dont il dispose, il doit apporter de l’énergie.

-  Une première solution est d’apporter de l’énergie lumineuse : c’est ce qui se passe dans la photosynthèse, permettant d’avoir un réducteur plus puissant que l’eau et donc d’en « extraire » les électrons, c’est-à-dire de l’oxyder.

-  Une deuxième solution est de fournir de l’énergie chimique (hydrolyse de l’ATP provoquant une réversion du flux de protons dans le fonctionnement inverse de l'ATP Synthase membranaire).

Le cas de Nitrobacter, bactérie autotrophe du sol associée à Nitrosomonas, montre un cas d’utilisation du flux réverse.

En effet, cette bactérie oxyde les nitrites fabriqués par Nitrosomonas par oxydation de l’ammoniac/ammonium. Or le potentiel standard du couple Nitrate/Nitrite est de +421 mV ce qui permet le couplage énergétique avec le coupe Dioxygène/Eau de potentiel +816 mV. Mais la synthèse de NADH n’est pas possible vu le potentiel standard du couple NAD/NADH de -320 mV.

Cette bactérie étant autotrophe, elle a besoin à la fois d’ATP et de NADH (ou de NADPH) pour réduire le dioxyde de carbone : la seule solution pour fabriquer le coenzyme réduit est donc d’utiliser de l’énergie pour renverser le flux d’électrons de la chaine respiratoire en faveur de la synthèse de NAD(P)H qui est normalement oxydé par cette chaine.

(voir schéma de la Nitrite oxydase dans Prescott)

Quelques sites sur le français


 

UN DICTIONNAIRE QUÉBÉCOIS : outil très intéressant pour trouver de vrais mots français ! Le grand dictionnaire terminologique

Le site de l'ACADÉMIE FRANÇAISE : même si l'Académie française est souvent très conservatrice en matière de langue, de nombreuses choses intéressantes peuvent être trouvées sur le site.

CORRECTEUR D'ORTHOGRAPHE : très utile

AIDENET.EU : très utile pour la grammaire

Langue-fr.net :

UN BLOG GÉNIAL : http://www.charivarialecole.fr/j-enseigne-en-nouvelle-orthographe-et-tout-va-bien-a291726


Réforme de 1990 (voir wikipedia) :

La réforme de 1990, appliquée depuis longtemps en Belgique et Suisse… (voir Wikipedia) permet quelques simplifications de graphies en français. Les éditeurs scolaires doivent l'appliquer depuis la rentrée 2015. Malheureusement, un conservatisme marqué des français ralentit une application d'autant plus nécessaire que le déclin de l'intérêt pour l'orthographe et la grammaire conduit à des catastrophes chez les jeunes… et bien souvent les vieux.

Cette réforme porte notamment sur les accents ^ quasiment supprimés sur le i (ile) et le u (brulure)…


Quelques commentaires personnels

Les réactions ne manquent pas sur une réforme fort limitée de la graphie du français, réforme datant de 1990 soit 26 ans.

Il faut bien dire que les conservateurs mènent une guerre sans merci contre l'abandon, au prétexte de l'esthétique ou de l'histoire, de bugs (bogues) de la langue. Ils sont beaucoup plus silencieux devant le florilège d'anglicismes et beaucoup moins inventifs pour créer des mots français à leur place. Et peu respectueux du français en oubliant les accents sur les majuscules (capitales ÉÀÙÔ…) ou autres caractères (glyphes) particuliers comme le Ç.

Accent circonflexe

L'accent circonflexe semble être un monument qu'il faut absolument conserver. Or, dans mes jeunes années où la dictée était l'exercice fondamental à l'école, les chapeaux étaient déjà considérés comme de petites fautes qui valaient ¼ de faute… Un des arguments à leur maintien est que deux mots, comme sur et sûr, changent de sens grâce à lui. Méconnaissance profonde du français qui ne manque pas de mots ayant des sens très différents : fils et fils par exemple, mais aussi bas et bas, bise et bise…). Autre argument possible car la prononciation est différente : arôme ne se dit pas arome. Mais dit-on rôse ou rose ?

On trouve aussi une contradiction avec rôle où le chapeau ne remplace pas le "os", autre grand prétexte des conservateurs (hospital – hôpital). Même chose avec cône (du grec konos).

Autre absurdité quand on impose icône au lieu d'icone en informatique ! Le dictionnaire Le Robert le montre bien dans ces deux définitions :

Icône :

(du russe, du grec byzantin eikona« image » → icono-)

  1. Dans l'Église d'Orient, Peinture religieuse exécutée sur un panneau de bois.Icônes byzantines.
  2. fig.Personne, personnage qui symbolise (un courant…). Une icône de l'antiracisme.

Icone (d'après l'anglais icon → icône)

  1. didact.Signe qui ressemble à ce qu'il désigne, à son référent. L'onomatopée est un icone.
  2. inform.Élément graphique, pictogramme qui représente à l'écran un fichier, un logiciel, une commande, etc. Cliquer sur un icone. recommandation officielle .Une icône.

On voit là une méconnaissance officielle de la langue conduisant à un contresens ! (des contressens ? des contre-sens ?).

Mots composés

Autre point d'achoppement avec les mots composés que la réforme soude. Et des affirmations bêtes d'un célèbre philosophe sur une radio bien connue qui regrette le compte-gouttes car on compte des gouttes en appliquant une "règle" que l'on ne retrouve pas dans un cure-dent mais un cure-ongles !!!

Leur pluriel pose toujours des problèmes car les règles sont bien peu évidentes et souvent variables. Un verbe ne se met pas au pluriel, mais dans un mot comme savoir-faire, savoir et faire sont-ils verbe ou nom ? (officiellement des savoir-faire)

Un autre problème avec compte rendu… Combien mettent un tiret alors que ce n'est pas un mot composé ! Et que le pluriel est donc comptes rendus !!! En effet, si l'on compte les gouttes avec un compte-goutte, on rend compte avec un compte rendu. Et pourquoi ne pas écrire compterendu ?

Mots d'origine étrangère

La réforme prévoit clairement la francisation des mots étrangers, y compris pour le pluriel.
Dans le cas de mots issus du latin, l'ajout d'accent est clairement une bonne règle : des imprésarios, vadémécums, spéculums par exemple
Le pluriel des mots latins est fort délicat car on utilise parfois le pluriel latin (-um donnant -a). Cette utilisation parait particulièrement "pédante" ou vieillôte ! Dire des séras, des erratas… mais les personnes âgées y tiennent parfois comme les latinistes. Pour minimum on voit aussi bien minimums que minima (sinon minimas)

Conclusion

Une réforme beaucoup plus ambitieuse serait pourtant nécessaire pour une adaptation sérieuse de la langue à notre monde. Pourquoi, par exemple, conserver le "ph" abandonné dans bien d'autres langues latines (fotografia, farmacia) ? En effet, ce nouveau monde se doit de consacrer plus de temps à d'autres activités que l'exploration systématique des anomalies de la langue qui résultent de défauts non corrigés liés à son histoire. La diffusion de la langue française ne peut qu'être rendue difficile sur le globe par ses anomalies innombrables.

La défense du français passe par sa simplification graphique (et grammaticale), surtout quand on voit des vieux (pardon des personnes âgées) comme votre serviteur, incapables d'écrire "juste" certains mots alors qu'ils ont appris, avec méthode, des règles absurdes… Bijous, caillous, chous… ânonnés (ou ânonnées…) jusqu'à plus soif !


Une plaque à la Roche-Guyon…

Voici une plaque sur un mur du château de La Roche-Guyon aux confins de la Normandie…

Une orthographe surprenante !

ALÉXANDRE, CHAPÉLLE, VÉRTUS, ACTUÈLLE

Le fixisme actuel, et souvent absurde, trouve là d'autres solutions… pas forcément bonnes, mais qui ont eu cours !!
Bien sûr, on aurait pu aussi écrire ACTUÈLE ou CHAPÈLE. L'accent sur la voyelle précédent le x n'est pas absurde, comme celui devant le r. On peut d'ailleurs le retrouver dans péroxyde souvent écrit ainsi aujourd'hui.


Majuscules accentuées

On entend les vieux ronchons, parfois professeurs de français, râler car nos jeunes ne savent plus écrire et font plein de fautes d'orthographe… Mais la plupart d'entre-eux oublient que le respect de la langue, si tant est qu'il soit nécessaire, passe aussi par les majuscules, et en particulier leur accentuation.

Bien sûr, j'entends d'ici dire qu'on accentue pas les majuscules, et que l'on écrit FRANCAIS et non FRANÇAIS… et MACONNERIE et non MAÇONNERIE !

Pourtant, depuis des lustres, les imprimeurs respectent, eux, le bon graphisme de la langue, que ce soit en français ou dans d'autres langues comme le portugais ou l'espagnol. Pourquoi ? Tout simplement parce que les accents apportent un sens. De nombreux exemples le prouvent. Quand on écrit « UN POLICIER TUE », que comprend-on ? Bonjour le contresens !

N'oublions pas que la graphie d'une langue sert aussi à sa prononciation : quelques noms d'anciens étudiants pour lesquels l'accent est indispensable : LE, DRULE,… (LÉ, DRULE).

Il convient donc de mettre des accents sur les majuscules, mais il faut savoir comment. Or, l'informatique devrait apporter quelques facilités, d'une part grâce à des polices de caractères possédant les bons glyphes, d'autre part par un clavier un peu plus évolué que celui des machines à écrire, puisqu'il possède des touches à bascule (Alt, Contrôle…) permettant de nombreuses combinaisons. Seulement, les grands dominateurs de l'informatique sont américains et leur langue a l'avantage de ne posséder aucune particularité de caractères : pas d'accents, pas de lettres bizarres comme le ç… : ils n'ont nul besoin de touches spéciales et imposent leur vision au reste du monde. Windows ne prend donc pas en compte, au départ, ces particularismes et nous voilà bien ennuyés, à la fois pour le codage et pour le clavier.

Les heureux possesseurs de Macintosh ne se posent pas ces questions car leur clavier peut presque tout faire. Et oui, sur le PC traditionnel il est très compliqué de faire un É, mais c'est possible.

Comment faire (attention cela peut dépendre du logiciel…) :

  • taper le code ANSI : le code de É est 0201. Pour ce faire, enfoncer ALT, maintenir ALT enfoncé, puis taper, au pavé numérique 0201.

  • taper l'accent aigu, puis la lettre que l'on veut accentuer (eEiIoO…). Pour cela, on obtient l'accent avec CONTROL 4 puis le É en tapant MAJUSCULE E. (et pas blocage majuscules…)

  • faire « insérer un caractère spécial » dans le menu idoine.

  • VOIR dans l'ouvrage "Informatique pour le biotechnicien" grâce à Didier HIROU.

Un petit problème : dans Word, la deuxième solution marche mais pas dans Excel !!! Merci pour la compatibilité interne des logiciels Microsoft. Elle ne fonctionne pas sous OpenOffice…

Pour finir sur une note un peu triste, voici deux versions du même texte rencontrées lors d'un petit tour de vélo :

Prochain épisode : pourquoi une orthographe aussi compliquée en français !!! Réformons ?

Petit exercice : écrivez les glyphes suivants :

ÀÉÈÊËÌÏÎÔÖÛÜÇÑãõÃÕßœŒæÆ

ATTENTION : la police utilisée doit contenir les glyphes correspondants. Times, Helvetica, Arial ne posent pas de problème normalement.

SITOGRAPHIE :

Un autre  illustration montre, ci-dessous, le respect ancestral de cette évidence et le mépris actuel, bien que les choses changent :

Bleuneau ou Bléneau !!!

Toutes précisions plus complètes dans "Informatique pour le biotechnicien"