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Diverses viroses

Diverses viroses

Parvovirus B19

Le parvovirus B19 est un virus à DNA monocaténaire et nu. Le génome code pour deux protéines de capside (VP1 et VP2) et une protéine non structurale NS1. Il ne possède pas de DNA polymérase et utilise donc celle de l'hôte dans les celluels en multiplication. Son récepteur cellulaire est l'Ag érythrocytaire P.

La pénétration virale est aérienne, et il se multiplie dans les érythoblastes de la moelle. La virémie est importante mais la maladie asymptomatique sauf en cas de dépôts de complexes immuns (polyarthrite). Chez le foetus, l'infection se traduit par la destruction des érythroblastes et une myocardite et peut provoquer la mort. Chez l'enfant, l'infection donne une maladie éruptive caractéristique, la 5e maladie éruptive ou mégalérythème épidémique.

Le parvovirus B19 est donc responsable de mort fœtale et de fausses couches. Toutefois, l'augmentation du nombre de fausses couches spontanées, en cas d'infection, est limité et le risque mortel est exceptionnel en cas d'infection du foetus. On estime le risque chez la femme non immunisée à 1-2 % et le risque de transmission mère-enfant de 25 %. Le risque de décès in utero dû à l'infection de la femme enceinte est estimé à 1-5 cas pour 100 000.

Le dépistage systématique chez la femme enceinte n'est pas, dans ces conditions, utile. Il utilise des techniques immunologiques en routine.

(voir Le Monde 12 juin 2003, OptionBio n°300 12 nov 2002)

SARS = syndrome respiratoire aigu sévère

Une épidémie est apparue brusquement en 2003 par les décès de personnels soignants à Hanoi au Viet-Nam. Rapidement, on constate sa diffusion mondiale par des cas d'export au Canada notamment. Des mesures immédiates sont prises pour juguler la transmission. On s'aperçoit alors que l'origine est chinoise et que la Chine cache les cas initiaux. Le parcours épidémique a pu êrte retracé (voir Le Monde du 4-5 mai 2002). Le taux de mortalité serait de 15 %.

Ce "nouveau" virus s'avère être un coronavirus, avec déjà différentes souches de part les mutations faciles de ce virus. C'est un virus à RNA enveloppé. L'aspect en couronne est lié aux glycoprotéines (?) d'enveloppe. Une protéase, impliquée dans la réplication, fait partie d'une partie constante du génome, commune avec un autre coronavirus connu.

Il est aujourd'hui extrèmement difficile de prévoir la prochaine diffusion du virus, diffusion qui reste pour l'instant limitée, la diffusion étant essentiellement directe de malade à personne saine. Les mesures de confinement des personnes sont très efficaces. Pourront-elles être suffisantes ?

CHIKUNGUNYA

Extrait du Monde du 28 février 2006.

Une maladie, transmise par un moustique, connue depuis longtemps cause une épidémie exceptionnelle fin 2005-début 2006 dans l'Île de la Réunion. Le 28 février 2006, on estime à 160 000 le nombre de malades, soit 1/5 de la population de l'île, et 77 décès dont 5 directement attribués à la maladie. Il faut relativiser la valeur des chiffres : la détermination du nombre de décès ne peut utiliser les déclarations de cause de la mort, peu fiables, mais l'excès de mortalité observé (qu permet de chiffrer à 6000 le nombre de morts annuels de la grippe).

Chikungunya = maladie qui tord les articulations (en swahili), identifiée en 1952 en Tanzanie. Les symptômes sont la forte fièvre, les douleurs articulaires intenses en particulier par les poignets et chevilles. Elle est mal connue, en particulier parce que les épidémies n'ont pratiquement concerné que des pays pauvres. La séroprévalence semble très importante (75 % des populations au Nigeria et à Java). De plus, des formes particulières sont apparues avec de rares méningoencéphalites, des atteintes du myocarde, des insuffisances rénales aigües (pouvant être liées simplement à la déshydratation), des hépatites fulminantes pouvant être liées à des surdosages de paracétamol ou au diabète très répandu dans l'Île. Des formes chroniques peuvent être observées (rechutes) sans que la cause en soit claire (persistance du virus, réaction autoimmune…). La transmission de la mère à l'enfant est possible à l'accouchement. Des hôtes animaux sont possibles (chiens, oiseaux, rats…).

Virus à RNA

Elle est transmise principalement par Aedes albopictus (piqueté de blanc), moustique qui semble s'être répandu depuis l'Extrême Orient peut être par le transfert commercial de pneus. Après la pique, le virus se multiplie dans le moustique (intestin ?). Ce n'est que 5 à 10 jours plus tard que le moustique devient infestant.

 

Ce moustique existe en métropole (Camargue, Nice-Menton) et est en cause dans la transmission du West Nile Virus. Ses besoins de chaleur (18-20°C) et d'humidité laissent penser qu'il ne peut être transmis en France métropolitiane).

Un vaccin a été développé par l'Armée américaine mais non commercialisé et arrêté en 2003.

DENGUE

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