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7. Virus et grossesse

virus et grossesse


Certains virus sont capables de provoquer des infections chez le foetus de la femme enceinte. Tout le monde connait les problèmes posés par la rubéole : la cicatrice immunologique est systématiquement recherchée pour éviter les malformations du foetus ou l'avortement.

Dans Option/bio n°232 du 25 juin 1999 (et n°271 avril 2001), un tableau rassemble les différents cas où un virus est ou peut être mis en cause dans une infection virale du foetus :

Virus
Problèmes posés
VZV (Varicelle-Zona)
(HHV3)
Le risque de varicelle congénitale est de 0,42 % avant 13 semaines d’aménorrhée et de 0,2 % entre 13 et 20 semaines d’aménorrhée.

On estime le risque de contamination à 8,4 % en cas de primoinfection de la mère. 33 % des fœtus développe alors une varicelle congénitale.

Un certain nombre de foetopathies peuvent être observées.

En fin de grossesse, la contamination conduit à une varicelle néonatale.

HerpèsVirus

HHV1, 2

Le risque d’herpès néonatal est majeur pour la femme ayant une primoinfection dans les huit jours précédent l’accouchement. La fréquence de l’herpès néonatal est de 1 à 5 pour 10000 naissances. Le nombre de femmes enceintes excrétant le virus est de 0,1 à 1 %. Il est possible d’éviter la contamination du nouveau-né par césarienne à membranes intactes. Il faut toutefois noter que le virus traverse peut-être le placenta avant…
Parvovirus B19
Le risque majeur se situe entre 20 et 30 semaines d’aménorrhée pour les femmes enceintes séronégatives (20 à 40 % des femmes en âge de procéer). Le fœtus peut développer une anémie aiguë susceptible de la tuer. (risque estimé à 3 %)
Incidence faible 1 %, taux de transmission évalué à 30 %, signes cliniques dans 10 % des 30 %.
Rubéole
La primoinfection rubéoleuse provoque :
  • entre 2 et 6 semaines d’aménorrhée 40 % de risque d’atteinte (cardiaque),
  • entre 6 et 10 semaines d’aménorrhée 10% de risque d’atteinte de l’audition, risque devenant de moins de 5 % après 14 semaines d’aménorrhée.
  • au 3° trimestre, le virus traverse le placenta et peut provoquer une rubéole congénitale symptomatique avec thrombopénie, troubles de la coagulation et hépatite.
CMV (HHV4)
Il est responsables d’embryofoetophaties et de séquelles neurologiques à long terme liées soit à la primoinfection soit aux récurrences lors de la grossesse.

La transmission est fréquente : 200 nouveaux-nés sur 10000 excrètent le virus. Sur ces 200, 40 sont symptomatiques (12 sans problèmes, 12 décèdent et 16 gardent des séquelles graves avec choriorétinite, surdité ou microcéphalie) et 16 sur les 160 asymptomatiques présentent aussi des séquelles neurosensorielles.

HIV
Le risque de transmission de la mère à l’enfant est de 14 % (5 % sous AZT)
Rougeole
Pas de risque particulier.
EBV (Epstein-Barr) HHV5
Le virus traverse le placenta et peut provoquer des malformations fœtales. 97 % des femmes sont séropositives pour l'EBV avant la grossesse ce qui limite considérablement le problème.
Coxsackie A ou B
Le virus traverse le placenta et peut provoquer des malformations fœtales exceptionnellement.
Papillomavirus humain
Une contamination à l’accouchement est possible à raison de 1 cas sur 1500 pour les femmes porteuses (virus HPV1 ou 6). Le nouveau-né développe alors une papillomatose laryngée.
HBV (hépatite B)
Transmission en perpartum. Le dépistage est obligatoire et un traitement préventif par sérothérapie et vaccination du nouveau-né limite les risques d’hépatite.
HBC (hépatite C)
Transmission en perpartum et par l’allaitement si la charge virale est importante.