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Péril fécal

le péril fécal


Le péril fécal (et urinaire) est très certainement le plus grand danger que fait courir l'homme aux autres hommes.

En effet, les matières fécales doivent être éliminées mais contiennent ou peuvent contenir des agents pathogènes très variés : bactéries, virus, parasites.

La lutte contre le péril fécal passe donc par des mesures importantes et souvent coûteuses. On remarquera que les pays développés ont été capables de réduire très fortement l'incidence des maladies d'origine fécale par ces mesures d'hygiène.

Les mesures peuvent être :

Installation de toilettes (WC) et de lavabos, l'utilisation du papier hygiénique.
Il faut penser que la contamination des mains entrainera celles des objets touchés par les mains : le lavage des mains avec une eau propre et un savon évitera la contamination d'autres individus. Les poignées de chasse d'eau ou des portes sont un vecteur essentiel du choléra !
Dans les pays pauvres, la papier est souvent remplacé par une boîte de conserve remplie d'eau qui permet le lavage avec les mains donc la contamination.
Les eaux usées doivent évidemment être traitées :
Traitement des eaux usées
Les eaux polluées par les matières fécales peuvent être traitées : l'utilisation de fosses septiques permet la réduction des pathogènes et le confinement. Se pose toutefois le problème des résidus résolu par l'installation du tout-à-l'égoût qui assure le recueil puis le traitement dans les stations d'épuration des déchets d'origine humaine. Le coût en est prohibitif ! N'oublions pas qu'en absence de telles installations, les eaux usées sont très généralement envoyées vers la rivière la plus proche ou directement en mer, y compris dans les pays riches... Les bains rituels dans le Gange risquent donc d'être des bains mortels.
Hygiène alimentaire
Le principal problème dans le domaine alimentaire est la transmission manuportée : les maladies fécales sont les maladies des mains sales. Il faut donc absolument éduquer les intervenants pour qu'ils se lavent les mains en particulier au sortir des toilettes !
Quant aux matières premières, elles peuvent apporter des pathogènes fécaux, en particulier les oeufs.
Les pratiques habituelles permettent d'éviter la contamination (pasteurisation, réfrigération, maintien de la chaine du froid ou du chaud).
Non utilisation des engrais humains en Agriculture
Les matières fécales sont une forme extrêmement riche d'engrais. On utilise toujours le « fumier » animal pour les jardins. Dans certains pays comment ne pas utiliser les selles humaines ? Il est pourtant nécessaire de les proscrire pour éviter la transmission de nombreuses maladies.
Rendre l'eau potable
L'eau utilisée pour laver ou boire est souvent l'eau de la rivière, elle même polluée. Rendre l'eau potable permet donc d'éviter la contamination. Cela suppose des installations de traitement et de distribution souvent réservées aux pays riches en raison de leur coût.
Élimination des parasites
En éliminant les parasites on réduit les risques. Pour cela on peut
    • éliminer les bêtes parasitées ou les traiter (cas du Ténia pour le bœuf ou le porc, des douves du cresson...)
    • soigner les malades pour éviter qu'ils n'émettent des parasites à l'extérieur
    • vacciner les personnes saines pour éviter qu'ils ne contractent la maladie donc la transmettent. Les vaccins existants permettent de lutter contre l'hépatite A, la poliomyélite, la typhoïde, bientôt les rotavirus mais malheureusement pas contre les parasitoses.

 


liste de pathogènes transmis par voie fécale et urinaire (directement ou non)

virus bactéries parasites
HAV (hépatite A)
HEV (hépatite E)
Poliovirus
Rotavirus
Agent de Norwalk
Salmonella
Shigella et Escherichia coli pathogènes (EHEC, EPEC, EIEC, ETEC)
Yersinia enterocolitica

Vibrio cholerae

Ascaris lumbricoides
Ankylostomidés
Anguillule
Trichocéphale
Taenia saginata et solium
Taenia echinocoque
Schistosomes
Douves

Entamoeba histolytica
Giardia duodenalis
Isospora belli
Toxoplasma gondii (selle de chats)

 

souligné : mise en jeu d'un vecteur (autre animal comme un bovin pour Taenia saginata, un gastéropode pour les Schistosomes et les Douves...)

Ces pages ont été écrites par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. qui souhaite que vous lui transmettiez vos critiques. Merci. 21/04/09