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Francisella

Francisella

 

Francisella est l'agent de la tularémie, maladie découverte chez l'écureuil en Californie (1911). La bactérie a été mise en évidence par Francis en 1921. Une seule espèce, Francisella tularensis

 

1. morphologie classification

Ce sont de très petits bacilles (0,3 x 0,7 µm) immobiles, aérobies stricts, glucose -, culture très lente sur milieux enrichis, en particulier en cystéine oxydase -, H2S +.
Elle est classée, comme les Pseudomonas ou les entérobactéries, dans les gammaprotéobactéries

2. habitat et pouvoir pathogène

Francisella tularensis est responsable d'une zoonose, se traduisant par des septicémies chez l'animal seulement, qui entraînent leur mort rapidement en 2 à 3 jours souvent. Le lièvre est souvent atteint avec un comportement particulier : il ne fuit pas devant le chasseur. Le réservoir animal, porteurs sains ou malades, est constitué de petits mammifères, rats, écureuils, taupes, lapin de garenne, lièvres…
L'homme se contamine par contact direct en général (en particulier le chasseur avec le lièvre) mais probablement aussi par des tiques dans lesquelles la bactérie peut être retrouvée, ce qui expliquerait la maladie dans des cas de contamination non liés aux lièvres. L'incubation est de 5 à 6 jours après le contact infectant. On constate environ 20 cas par an en France dans une population à risque : bouchers, garde-chasses, chasseurs. La maladie se traduit par une lésion cutanée au point d'entrée et une adénopathie importante et une forme de pseudogrippe.
La bactérie est capable de traverser la peau saine probablement par les glandes sudoripares ou les follicules pileux.
Au laboratoire la contamination est fréquente : DANGER DE MANIPULATION (bactérie de groupe 3)
La bactérie ne résiste guère à l'extérieur et seulement si la température est faible à très faible (0°C). Elle est par contre présente chez des insectes hématophages comme les tiques et dans les cadavres des animaux atteints.

3. isolement

On peut isoler la bactérie sur le milieu spécial inventé par FRANCIS :
gélose ordinaire + cystéine + glucose + sang de lapin (10 %)
Il existe aussi des milieux à l'oeuf.
Il est possible aussi d'inoculer l'animal, souris ou cobaye. Les bactéries sont trouvées dans le sang ou la rate.
Les anticorps sont détectables dès le 10e jour (sérodiagnostic par agglutination de bactéries en suspension éthanolique). Il existe une parenté antigénique avec les Brucella mais non avec les Yersinia enterocolitica.

4. identification

Elle est réservée à des laboratoires très spécialisés.

5. traitement et antibiogramme

F. tularensis résiste à la Pénicilline et aux sulfamides.

6. prophylaxie

La prophylaxie est possible par :
  • l'utilisation d'un vaccin vivant (Russie)
  • l'éducation des chasseurs et des braconniers.

Ce texte a été écrit par Jean Noël Joffin qui souhaite que vous lui transmettiez vos critiques. Merci.

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