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Quelques sites sur le français


 

UN DICTIONNAIRE QUÉBÉCOIS : outil très intéressant pour trouver de vrais mots français ! Le grand dictionnaire terminologique

Le site de l'ACADÉMIE FRANÇAISE : même si l'Académie française est souvent très conservatrice en matière de langue, de nombreuses choses intéressantes peuvent être trouvées sur le site.

CORRECTEUR D'ORTHOGRAPHE : très utile

AIDENET.EU : très utile pour la grammaire

Langue-fr.net :

UN BLOG GÉNIAL : http://www.charivarialecole.fr/j-enseigne-en-nouvelle-orthographe-et-tout-va-bien-a291726


Réforme de 1990 (voir wikipedia) :

La réforme de 1990, appliquée depuis longtemps en Belgique et Suisse… (voir Wikipedia) permet quelques simplifications de graphies en français. Les éditeurs scolaires doivent l'appliquer depuis la rentrée 2015. Malheureusement, un conservatisme marqué des français ralentit une application d'autant plus nécessaire que le déclin de l'intérêt pour l'orthographe et la grammaire conduit à des catastrophes chez les jeunes… et bien souvent les vieux.

Cette réforme porte notamment sur les accents ^ quasiment supprimés sur le i (ile) et le u (brulure)…


Quelques commentaires personnels

Les réactions ne manquent pas sur une réforme fort limitée de la graphie du français, réforme datant de 1990 soit 26 ans.

Il faut bien dire que les conservateurs mènent une guerre sans merci contre l'abandon, au prétexte de l'esthétique ou de l'histoire, de bugs (bogues) de la langue. Ils sont beaucoup plus silencieux devant le florilège d'anglicismes et beaucoup moins inventifs pour créer des mots français à leur place. Et peu respectueux du français en oubliant les accents sur les majuscules (capitales ÉÀÙÔ…) ou autres caractères (glyphes) particuliers comme le Ç.

Accent circonflexe

L'accent circonflexe semble être un monument qu'il faut absolument conserver. Or, dans mes jeunes années où la dictée était l'exercice fondamental à l'école, les chapeaux étaient déjà considérés comme de petites fautes qui valaient ¼ de faute… Un des arguments à leur maintien est que deux mots, comme sur et sûr, changent de sens grâce à lui. Méconnaissance profonde du français qui ne manque pas de mots ayant des sens très différents : fils et fils par exemple, mais aussi bas et bas, bise et bise…). Autre argument possible car la prononciation est différente : arôme ne se dit pas arome. Mais dit-on rôse ou rose ?

On trouve aussi une contradiction avec rôle où le chapeau ne remplace pas le "os", autre grand prétexte des conservateurs (hospital – hôpital). Même chose avec cône (du grec konos).

Autre absurdité quand on impose icône au lieu d'icone en informatique ! Le dictionnaire Le Robert le montre bien dans ces deux définitions :

Icône :

(du russe, du grec byzantin eikona« image » → icono-)

  1. Dans l'Église d'Orient, Peinture religieuse exécutée sur un panneau de bois.Icônes byzantines.
  2. fig.Personne, personnage qui symbolise (un courant…). Une icône de l'antiracisme.

Icone (d'après l'anglais icon → icône)

  1. didact.Signe qui ressemble à ce qu'il désigne, à son référent. L'onomatopée est un icone.
  2. inform.Élément graphique, pictogramme qui représente à l'écran un fichier, un logiciel, une commande, etc. Cliquer sur un icone. recommandation officielle .Une icône.

On voit là une méconnaissance officielle de la langue conduisant à un contresens ! (des contressens ? des contre-sens ?).

Mots composés

Autre point d'achoppement avec les mots composés que la réforme soude. Et des affirmations bêtes d'un célèbre philosophe sur une radio bien connue qui regrette le compte-gouttes car on compte des gouttes en appliquant une "règle" que l'on ne retrouve pas dans un cure-dent mais un cure-ongles !!!

Leur pluriel pose toujours des problèmes car les règles sont bien peu évidentes et souvent variables. Un verbe ne se met pas au pluriel, mais dans un mot comme savoir-faire, savoir et faire sont-ils verbe ou nom ? (officiellement des savoir-faire)

Un autre problème avec compte rendu… Combien mettent un tiret alors que ce n'est pas un mot composé ! Et que le pluriel est donc comptes rendus !!! En effet, si l'on compte les gouttes avec un compte-goutte, on rend compte avec un compte rendu. Et pourquoi ne pas écrire compterendu ?

Mots d'origine étrangère

La réforme prévoit clairement la francisation des mots étrangers, y compris pour le pluriel.
Dans le cas de mots issus du latin, l'ajout d'accent est clairement une bonne règle : des imprésarios, vadémécums, spéculums par exemple
Le pluriel des mots latins est fort délicat car on utilise parfois le pluriel latin (-um donnant -a). Cette utilisation parait particulièrement "pédante" ou vieillôte ! Dire des séras, des erratas… mais les personnes âgées y tiennent parfois comme les latinistes. Pour minimum on voit aussi bien minimums que minima (sinon minimas)

Conclusion

Une réforme beaucoup plus ambitieuse serait pourtant nécessaire pour une adaptation sérieuse de la langue à notre monde. Pourquoi, par exemple, conserver le "ph" abandonné dans bien d'autres langues latines (fotografia, farmacia) ? En effet, ce nouveau monde se doit de consacrer plus de temps à d'autres activités que l'exploration systématique des anomalies de la langue qui résultent de défauts non corrigés liés à son histoire. La diffusion de la langue française ne peut qu'être rendue difficile sur le globe par ses anomalies innombrables.

La défense du français passe par sa simplification graphique (et grammaticale), surtout quand on voit des vieux (pardon des personnes âgées) comme votre serviteur, incapables d'écrire "juste" certains mots alors qu'ils ont appris, avec méthode, des règles absurdes… Bijous, caillous, chous… ânonnés (ou ânonnées…) jusqu'à plus soif !


Une plaque à la Roche-Guyon…

Voici une plaque sur un mur du château de La Roche-Guyon aux confins de la Normandie…

Une orthographe surprenante !

ALÉXANDRE, CHAPÉLLE, VÉRTUS, ACTUÈLLE

Le fixisme actuel, et souvent absurde, trouve là d'autres solutions… pas forcément bonnes, mais qui ont eu cours !!
Bien sûr, on aurait pu aussi écrire ACTUÈLE ou CHAPÈLE. L'accent sur la voyelle précédent le x n'est pas absurde, comme celui devant le r. On peut d'ailleurs le retrouver dans péroxyde souvent écrit ainsi aujourd'hui.


Majuscules accentuées

On entend les vieux ronchons, parfois professeurs de français, râler car nos jeunes ne savent plus écrire et font plein de fautes d'orthographe… Mais la plupart d'entre-eux oublient que le respect de la langue, si tant est qu'il soit nécessaire, passe aussi par les majuscules, et en particulier leur accentuation.

Bien sûr, j'entends d'ici dire qu'on accentue pas les majuscules, et que l'on écrit FRANCAIS et non FRANÇAIS… et MACONNERIE et non MAÇONNERIE !

Pourtant, depuis des lustres, les imprimeurs respectent, eux, le bon graphisme de la langue, que ce soit en français ou dans d'autres langues comme le portugais ou l'espagnol. Pourquoi ? Tout simplement parce que les accents apportent un sens. De nombreux exemples le prouvent. Quand on écrit « UN POLICIER TUE », que comprend-on ? Bonjour le contresens !

N'oublions pas que la graphie d'une langue sert aussi à sa prononciation : quelques noms d'anciens étudiants pour lesquels l'accent est indispensable : LE, DRULE,… (LÉ, DRULE).

Il convient donc de mettre des accents sur les majuscules, mais il faut savoir comment. Or, l'informatique devrait apporter quelques facilités, d'une part grâce à des polices de caractères possédant les bons glyphes, d'autre part par un clavier un peu plus évolué que celui des machines à écrire, puisqu'il possède des touches à bascule (Alt, Contrôle…) permettant de nombreuses combinaisons. Seulement, les grands dominateurs de l'informatique sont américains et leur langue a l'avantage de ne posséder aucune particularité de caractères : pas d'accents, pas de lettres bizarres comme le ç… : ils n'ont nul besoin de touches spéciales et imposent leur vision au reste du monde. Windows ne prend donc pas en compte, au départ, ces particularismes et nous voilà bien ennuyés, à la fois pour le codage et pour le clavier.

Les heureux possesseurs de Macintosh ne se posent pas ces questions car leur clavier peut presque tout faire. Et oui, sur le PC traditionnel il est très compliqué de faire un É, mais c'est possible.

Comment faire (attention cela peut dépendre du logiciel…) :

  • taper le code ANSI : le code de É est 0201. Pour ce faire, enfoncer ALT, maintenir ALT enfoncé, puis taper, au pavé numérique 0201.

  • taper l'accent aigu, puis la lettre que l'on veut accentuer (eEiIoO…). Pour cela, on obtient l'accent avec CONTROL 4 puis le É en tapant MAJUSCULE E. (et pas blocage majuscules…)

  • faire « insérer un caractère spécial » dans le menu idoine.

  • VOIR dans l'ouvrage "Informatique pour le biotechnicien" grâce à Didier HIROU.

Un petit problème : dans Word, la deuxième solution marche mais pas dans Excel !!! Merci pour la compatibilité interne des logiciels Microsoft. Elle ne fonctionne pas sous OpenOffice…

Pour finir sur une note un peu triste, voici deux versions du même texte rencontrées lors d'un petit tour de vélo :

Prochain épisode : pourquoi une orthographe aussi compliquée en français !!! Réformons ?

Petit exercice : écrivez les glyphes suivants :

ÀÉÈÊËÌÏÎÔÖÛÜÇÑãõÃÕßœŒæÆ

ATTENTION : la police utilisée doit contenir les glyphes correspondants. Times, Helvetica, Arial ne posent pas de problème normalement.

SITOGRAPHIE :

Un autre  illustration montre, ci-dessous, le respect ancestral de cette évidence et le mépris actuel, bien que les choses changent :

Bleuneau ou Bléneau !!!

Toutes précisions plus complètes dans "Informatique pour le biotechnicien"